Avant rénvation
Avant travaux de décoration

Deux mots sur la chambre. La photo actuelle correspond à la chambre avant décoration à part certains meubles (l’armoire et le bureau IKEA au fond à droite).
La décoration sera japonisante. Sans doute un mur avec des motifs et peut-être des murs unis. L’ambiance voudrait des murs jaunes tatamis ou vert paille. Nous avons énormément de tableaux, d’objets sur le japon et puis aussi mes tableaux ‘papillon’ qui seront disposés de part et d’autre de la cheminée et le tableau Morikawa sensei. 
Si vous êtes curieux vous pouvez voir l’ensemble de mes tableaux à l’adresse suivante [ICI]

Morikawa sensei

J’adore le Japon, nous adorons le japon, et j’aurais voulu y rester. En effet, j’aime bien être étranger quelque part et au japon on reste toujours des étrangers. Il y a des contraintes mais cela donne également beaucoup de liberté. En fait au japon rien que le fait d’être étranger vous dispense de tout. Enfin, autour de nous s’agglutinaient une foule de personnes prévenantes, on nous laissait les place dans le métro. Sophie avait autour de sa première année et de gros yeux bleus grands ouverts. Ca c’est un sacré sésame.
Paul notre second est né au Japon. Cela rajoute aux bons souvenirs. Nous avons visité au moins deux temples chaque semaine…

(Hyakunin isshu)
Invention du roman psychologique

Deux mots sur le personnage de la chambre
Shikibu Murasaki est une auteure essentielle de la littérature japonaise. Son roman, « Le dit du Genji » est considéré comme le chef-d’œuvre de la littérature japonaise et le premier roman psychologique mondial. Un roman relatant la vie de la cour du milieu de l’époque de Heian (XIe siècle).  C’est donc à la fois une figure japonaise et mondiale. Par conséquent ici nous célébrons l’universalité de la littérature et le Japon où nous avons travaillé et habité.

Je m’interroge, pourquoi et par quel parti de notre conscience peut-on être touché par un roman japonais, russe ou turque? J’aime tout ce qui touche à l’universalisme surtout quand cela se trouve au cœur d’une culture particulière.
L’espéranto — que j’aime et pratique — est en lui-même une application de l’universalité des êtres humains entre eux. La littérature espéranto est pleine de traductions des plus beaux auteurs de tous les pays. C’est comme une immense bibliothèque du monde. Mieux encore, la littérature directe en espéranto utilise les subtilités de cette langue si expressive et un Japonais s’y exprime comme un Japonais, donnant à comprendre les subtilités de sa culture presque directement. En général on traduit vers sa langue. En espéranto c’est l’inverse on traduit de sa langue. C’est évidement beaucoup plus riche. L’espéranto a une manière de s’adapter en finesse et très grand précision.

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L’objectif de notre maison d’hôte n’est pas de fournir le bed et le breakfast. Je veux créer des liens, susciter des discussions entre hôtes. La clé c’est les livres et les personnages. Voici donc une liste de livres qui m’ont inspiré :

 Et voici les autres personnages attachés à cette chambre:

C’est une porte d’entrée dans une littérature moderne, dans un japon esthétique. Je crois, sans m’en souvenir en détails, que c’est ‘le grondement de la montagne’ que j’ai préféré. Évidement le Kyoto est particulièrement intéressant, car on trouve au moins un livre qui analyse l’œuvre. C’est donc une bonne introduction.

Très beau livre qui nous plonge plus dans un monde japonais ancien avec l’épopée d’un (ou plusieurs je ne me souviens pas) moine allant à la source chinoise du bouddhisme. Agréable et intéressant.

C’est mon auteur préféré. Dans un monde certes moderne et ouvert mais encore à la limite de l’ancien monde dans les modes de pensées, de vie familiale. J’ai adoré ‘je suis un chat’ plein d’humour et très personnel. J’ai lu beaucoup de ses livres (mais je ne me rappelle pas de tous) Voici donc pour les livres. Au fur et à mesure que je les retrouve je les ajouterai

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Lien avec la chambre Zamenhof (esperanto et faiseurs de paix)
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entons donc une autre approche, encore littéraire mais tendance espéranto. 

J’ai lu dernièrement un recueil succulant de petites nouvelles japonaises très plaisantes. Il me semble que toutes se passaient là où nous étions quand le weekend nous touristions. J’y reconnaissais les montagnes escarpées du sud-ouest de Kyoto. Près du pont de Arashiyama, là où naguère on pratiquait la pêche aux Cormorans et la vallée — que j’appelle vallée aux singes. Nous avons beaucoup pratiqué cette entrée de Kyoto car s’était direct en métro de chez nous et qu’il y a de superbes jardins japonais.
Un récit parlait du transfèrement d’un prisonnier vers Osaka. Une analyse de situation très intéressante. L’autre ou un autre est une odyssée d’une famille et surtout de jeunes enfants retenus en esclavage. Je crois qu’il y avait une troisième histoire. Il est possible que dans ma mémoire incertaine j’ai fusionné deux histoires. Les traducteurs, un groupe d’espérantophones japonais, ont choisis des textes traditionnels et ont attaché une grande importance à la précision de la traduction. Ce fut un plaisir de me plonger dans cette univers absolument différent et pourtant les interrogations du geôlier, se demandant qui est le plus libre de lui et du prisonnier calme et muet sont très profondes. J’adore les récits sans action et qui pourtant vous prennent si fortement. 

Mais alors il faut introduire le docteur Zamenhof. Un grand parmi les grands pas uniquement pour l’espéranto mais aussi pour son attitude désintéressée tout au long de sa vie (qui fut rude) en faveur de la paix. Il a donné l’espéranto, abandonné sa propriété dès le premier jour. Il a fait vivre cette langue en traduisant énormément de textes (j’en parlerais ailleurs)

Liens avec la chambre Lovelace (maths et science)
Au japon, il y a peu de grandes figures historique scientifiques ou mathématiques au sens où nous mesurons cela en europe. Ce fut un monde à part et les approches ont pris des voies différentes jusqu’au XXe. Mentionnons — pour faire savant — Kyoshi Itô qui est considéré comme le plus grand maître en probabilité (mort en 2008). Mentionnons encore le plus vielle écrit mathématique japonais portant sur l’art du soroban (boulier japonais) par Yoshida Mitsuyoshi au début du XVIIe. Les mathématiques japonaises s’intéressaient plus aux méthodes qu’aux formules et démonstration parce qu’elles furent longtemps calculatoires (soroban). Cependant Seki Kōwa va, indépendamment et parallèlement aux européens, développer le calcul différentiel à la fin du XVIIe.

Regardons maintenant les inventeurs.
Chambre Michaux.
Tanaka Hisashige fut un inventeur prolixe du XIXe (début ère Meji), notamment autour de l’industrie pneumatique et la première locomotive japonaise. Sa société a changé de nom et s’appelle actuellement Toshiba
Shunpei Yamazaki est le second inventeur le plus prolifique du monde avec plus de 800 brevets dans le domaine des écrans d’ordinateurs. 

Enfin une invention japonaise qui fait aussi le lien avec la chambre Michaux : Mamachari littéralement le vélo de maman qui est le vélo préféré des Japonais. Il me reste à chercher des aventuriers japonais.

la closerie de la Fuye
89 route des Vallées
37510 Ballan-Miré

la closerie de la Fuye 

KunVivArtu

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