Hier nous sommes allé visiter une sanfranerie avec quelques anciens de l’agro. A vrai dire comme de coutume bien souvent la safranerie accompagne une exploitation truficole.

Tout d’abord la safranerie eset une tradition régionale qui s’était sans doute un peu perdu mais qui reprend un peu partout et forme dans la région centre un tissus assez dense de petites exploitations.

Il y a de moyennes exploitations qui peuvent un peu mécanisé mais la plupart sont trop petites et requièrent un travail manuel. Le safran correspond au pistil d’une variété de crocus. La floraison comme le crocus de votre jardin fleurit courant de l’automne. Le crocus se plante sous forme de bulbes, il faut replanter tout les six ans. Les fleurs sont petites et il faut se baisser pour les ramasser.  De plus les fleurs sont fragile et s’abîment rapidement. Il est important de les ramasser sitôt entrouvertes. Un fois ramasser il faut extraire un par un les fragiles pistils. C’est pourquoi le prix du safran est élevé. En effet on mesure ici en mg et on compte en pistils. Ceci étant la cherté est un peu surfaite étant donné qu’il suffit souvent d’une toutes petites doses.

Nous avons acheté du miel safrané qui est très bon.

La trufficulture s’accommode bien  de la culture du safran. Toutes les deux sont des cultures atypiques et hors cycle d’une agriculture classique. C’est typiquement un travail en complément de l’activité d’une ferme ou d’un autre travail. Il nécessite un important investissement financier mais en temps. Pas en temps de travail mais parce que pour les premières récoltes il faut attendre sept années. Le principe est très simple. On prend un arbuste, on lui inocule le champignon, on le plante espacé tout les deux ou trois mètres. Contrairement à ce que je croyais il n’y a pas que des chênes mais aussi des noisetiers.